Maël G. Lagadec

Filmmaker - Photographer


L U N A R


2019
Text by Luc Bigé

If the moon was able to see — and she sees — she would recognize her reflection in this terrestrial duo. The photography of these human incarnations, light as the ashes embellishing their bodies, is Maël G. Lagadec’s ode to the night star, ethereal and dense.  We sense the endless effort of Man and Woman in their attempt to transcend engulfing chthonian forces, and through the miracle of dance and the magic of movement, lift themselves to a verticality ever yearned for. The inevitable game of mirrors aside, the manner of Pierre-Noël Akosse and Chen-Wei Lee is different. He, through a force built on the far edge of despair, encounters a humility that transforms him in the Creator himself, abidingly sculpting the unwavering tie between heaven and earth. Thereupon she picks up the trail, her ritualized movement inviting us into a meditation. Her journey inward progresses as a sacred ceremony where dance serves as the excuse for a timeless marriage between Earth’s creative forces and Woman given to honour them. Man’s effort finds its finale when the moon dust unites with the flesh of Woman, illuminating its devastating frailty. As if they were treasure chests holding the essence of our home planet, the bodies of the dancers sacrifice Human, nude and true, to the Mother of mothers. A poetic offering only the Moon knows the secret of, an offering that has become highly necessary in our modern landscape.

Si la Lune voyait — et elle voit — elle discernerait son reflet dans ce duo bien terrestre. Les photographies de Maël G. Lagadec sont un hymne à l’astre de la nuit, vaporeuse et dense, avec ses corps incarnés aussi légers que la poussière de cendre qui les orne. L’on sent ici l’effort illimité de l’homme et de la femme qui tentent de se libérer des puissances chtoniennes engloutissantes pour, par le miracle de la danse et la magie du geste, s’élever dans une verticalité toujours espérée. La manière de Pierre-Noël Akosse et de Chen-Wei Lee diffèrent cependant malgré les inévitables jeux de miroir. Lui, par la puissance sans cesse reconquise sur le désespoir, découvre l’humilité qui le fera devenir Homme créateur dans un lien indéfectible entre ciel et terre. Elle, prenant ensuite le relais, nous entraine dans une méditation, une intériorisation rituelle où la danse sert d’excuse au mariage sans âge entre les puissances de la terre et la Femme qui les honore. L’effort de l’Homme s’accomplit lorsque la poussière de cendre s’unit au corps de chair de la Femme pour en éclairer l’extrême fragilité. Comme un écrin qui porte l’essence de la terre le corps des danseurs – et par leur médiation ceux des êtres humains – s’offre dans sa nudité et sa vérité à la Mère des mères. Une offrande poétique dont seule la Lune à le secret, une offrande devenue si nécessaire dans le monde contemporain.   

   


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L U N A R
1986, Erreur Superposées
Somewhere in Eternity
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At the mercy of Fate

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